Consacrées à Dieu
En réponse à l’appel de Dieu, la consécration est le choix de l’appartenance exclusive à Dieu.
La consécration dans l’histoire d’Israël
En Israël, étaient oints au nom de Dieu ceux qui lui étaient consacrés pour une mission venant de lui. C’était le cas des rois : Saül (1 Sam 9,16 et 1 Sam 10,1) par Samuel et David (1 Sam 16, 1. 12-13), lui aussi sacré roi par Samuel puis par tout le peuple d’Israël (2 Sam 5,3). Salomon, lui aussi, fut sacré roi par le prêtre Sadoq (1 R 1, 39).
Des prêtres : Aaron et ses fils furent consacrés par Moïse (Ex 29, 7 ; Lv 8, 12) et, en de rares cas, des prophètes : en cette circonstance, ce fut le prophète Élie qui fut chargé par le Seigneur de sacrer Élisée comme prophète (1 R 19, 16).
Ce devait être par excellence le cas du Messie que Dieu enverrait pour instaurer définitivement son Royaume (cf. Ps 2, 2 ; Ac 4, 26-27). Le Messie devait être oint par l’Esprit du Seigneur (cf. Is 11, 2) à la fois comme roi et prêtre (cf. Za 4, 14 ; 6, 13) mais aussi comme prophète (cf. Is 61, 1 ; Lc 4, 16-21).
Jésus a accompli l’espérance messianique d’Israël dans sa triple fonction de prêtre, de prophète et de roi. Dès l’origine, il est » celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde » (Jn 10, 36). La consécration messianique de Jésus manifeste sa mission divine (CEC 436 – 438).
La consécration dans la tradition franciscaine
Pour François, la consécration d’un prêtre était une chose importante. Il voulait que ses frères montrent aux prélats d’une ville leur soumission et leur respectueuse obéissance, afin que le peuple soit, par leurs exemples, amené à respecter les prélats et les droits de leurs églises (LP 116). Il rappelait à ses frères qu’ils avaient été envoyés pour aider le clergé à sauver les âmes.
Aussi, il demandait que ses frères respectent les bons comme les mauvais prêtres. François lui-même disait qu’il voulait se confesser même à un mauvais prêtre. Ce qui était important pour lui, c’est que les prêtres, dans leurs mains, consacraient le pain et le vin qui devenaient Corps et Sang du Christ.
Les frères recevaient aussi la tonsure en signe de consécration au Seigneur, pour signifier que leur vie était mise à part pour le service de l’Église.
La consécration chez sainte Claire
Dans la vie de Claire, nous voyons, lorsqu’elle quitte sa famille le soir des Rameaux 1212, dans une liturgie de prière avec les frères et François, qu’elle reçoit l’habit des pauvres Dames, puis ses cheveux sont coupés en signe de consécration à Dieu.
C’est pourquoi, lorsque son oncle Monaldo voulut la faire revenir à la maison, il ne put rien contre elle car elle était consacrée et donc mise à part pour la mission que Dieu voulait lui donner.
La consécration aujourd'hui
Nous le voyons, donc, toute consécration est une mise à part pour le Seigneur, afin de remplir une mission. Et Claire, en encourageant Agnès de Prague dans la voie de pauvreté, lui dit : « Vous avez opté, de tout l’élan de votre âme et de votre cœur, pour la très sainte pauvreté et pour le dénuement. Vous avez choisi un époux… notre Seigneur Jésus Christ. Sa possession consacre votre virginité. » (1LA 6-8).
Elle dira aussi à Ermentrude de Bruges : « Sois fidèle jusqu’à la mort, sœur bien-aimée, à Celui auquel tu t’es consacrée, car tu recevras un jour de lui la couronne de la Vie. Notre peine ici-bas n’a qu’un temps, mais la récompense est éternelle. » (LE 4-5).
Bienheureuse consécration qui nous met au service du Seigneur et de nos frères et sœurs en humanité, pour sa plus grande gloire et le salut du monde.